lundi 20 janvier 2014

Insécurité sur l'axe Dabakala-Kong / Des agents des eaux et forêts dépouillés

Insécurité sur l'axe Dabakala-Kong

Des agents des eaux et forêts dépouillés 

Ils ont repris du service. Les coupeurs de route sont de retour sur les axes routiers des villes de l’intérieur du pays. Dans la nuit de mardi à mercredi, trois sous-officiers, dont les identités n’ont pas révélées, en service à l’office des parcs et réserves (Oipr-secteur Kong) sont tombés dans une embuscade, juste après le village de Kalikaha, situé à  35 kilomètres de Kong, sur l’axe Dabakala-Kong. Ces agents faisaient la ronde à la recherche d’éventuels braconniers. Armés de kalachnikovs, les chenapans au nombre de six individus ayant un accent "peulh", visages cagoulés, ont sommé les agents de se coucher, face contre terre. Selon les victimes qui ont été auditionnées par la brigade de gendarmerie de Kong, les bandits ont emporté trois téléphones portables et la somme  de  150.000Fcfa appartenant au lieutenant Koffi. Les malfrats ont aussi dépouillé  d’autres voyageurs, la même nuit. Les malfaiteurs ont également dérobé des numéraires, des téléphones portables et d’autres biens. Joint hier par téléphone, un officier supérieur au sein de la compagnie de gendarmerie de Ferkessedougou a indiqué qu’une information judiciaire est en cours afin de rattraper les criminels. Selon le gradé, le dispositif sécuritaire en place va être renforcé. Des patrouilles sont organisées de jour comme de nuit pour assurer la sécurité des personnes et des biens, a-t-il rassuré.      


Ouattara Moussa

Abobo / Un gang taillade un ouvrier à la machette

Abobo     

Un gang taillade un ouvrier à la machette

Rien n’a pu arrêter la terreur d’un gang à la machette. Au terme d’une chasse à l’homme, six individus armés de couteaux et de machettes ont fait la peau à Amon G. Ils ont tailladé l’ouvrier, hier, vers 5 heures 30 minutes, alors qu’il se rendait  au travail. Après une course-poursuite, depuis le rond-point de la mairie d’Abobo, les agresseurs ont capturé leur proie au seuil de la porte de la mosquée du quartier Deuxième arrêt, à proximité du marché des ignames. La victime a accouru vers ce lieu de culte, croyant que ses bourreaux allaient abandonner, la chasse. Selon les témoignages, les malfrats ont menacé de s’attaquer aux fidèles, s’ils interposaient entre la cible et eux. Toujours d’après nos interlocuteurs, le pauvre technicien en bâtiment a reçu plusieurs coups de machettes sur le corps, notamment sur la cuisse droite. Ce qui a provoqué une large blessure au niveau de la cuisse. Il a été évacué dans une clinique de la place pour recevoir les soins appropriés. A la suite de leur forfait, les six gangsters dont l’âge varie entre quinze ans et vingt ans ont emporté le téléphone portable et la somme de 60.000 Fcfa appartenant au jeune ouvrier de 25 ans. Il a déposé une plainte contre x, au commissariat de police du 14ème arrondissement. D’après Bamba Amadou alias Tigré, président de l’Association des jeunes du Deuxième arrêt (Aj2a), les gangs à la machette ont changé de tactique depuis un moment. Selon les dires du président de l’Aj2a, les attaques se déroulent à partir de 4 heures du matin. Les principales victimes sont les travailleurs qui se rendent au boulot à cette heure.


Ouattara Moussa

Yopougon / Scandale à Port-Bouët 2 Un responsable politique refuse de payer ses arriérés de loyers

Yopougon / Scandale à Port-Bouët 2

Un responsable politique refuse de payer ses arriérés de loyers

N’Guessan Koffi Jérôme traîne des casseroles. Le délégué départemental du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci) de  Fresco refuse de régler ses arriérés de loyers. Et ce, en dépit du jugement no 131 rendu le 19 févier 2013 par la 3ème chambre civile (no 3014/2012) du tribunal de première instance de Yopougon. Ce jour-là, le juge a déclaré Zébgé Benoît, propriétaire de la maison de quatre pièces (située à Port-Bouët 2, Yopougon, ndlr) que louait le responsable local du Pdci de Fresco, recevable en son action. Par conséquent, le tribunal a condamné M. N’Guessan à lui payer au titre des arriérés de loyers la somme de 300.000Fcfa. Le juge a aussi ordonné l’expulsion du locataire de ladite maison. Mais les choses ne tournent pas rond, selon M. Zégbé. D’après notre interlocuteur que nous avons rencontré le 4 janvier à Biétry (Marcory),  depuis février dernier Jérôme ne  lui versait plus le loyer fixé à 50.000Fcfa par mois. Il ajoute par ailleurs que le sieur N’Guessan aurait abusé de son titre au sein de l’ex-parti unique pour continuer d’occuper,  malgré l’ordre d’expulsion, la maison sans lui verser un centime. Le propriétaire de la maison estime le préjudice qu’il a subi à plus d’un million Fcfa car, a-t-il justifié, les honoraires de l’avocat et les travaux de rénovation de son bien immobilier (500.000Fcfa) sont à sa charge. «J'étais donc obligé de passer par un huissier. (…) Un homme politique comme lui ne peut laisser des arriérés de loyers pour partir. Tous les jours, je défilais chez lui. Il ne cessait d'égrener ses problèmes. J'ai pris un avocat pour porter l'affaire devant le tribunal de Yopougon. J'ai eu gain de cause. Au moment où nous étions en justice, il n'a reconnu que 300.000Fcfa de dette. La décision a été rendue cependant il a occupé durant des mois encore ma maison. Il me doit plus d'un million Fcfa puisqu'il est resté des mois durant dans la maison sans payer », a souligné M. Zégbé, comptable dans une société de la place. Avant d’indiquer ceci : «Aujourd'hui, il a quitté ma maison. (…) Il a les moyens toutefois il refuse de payer. Tout ce que je veux c'est qu'il me donne mon argent. Je ne veux pas lui faire de mal. Je veux tout simplement qu'il me rembourse mon argent. Il est parti de la maison mais il a tout gâté. La maison n'est pas habitée. Il me faut investir près de 500.000Fcfa comme frais de réparation avant de la remettre en location.» Face aux accusations, nous avons joint hier par téléphone le mis en cause. N’Guessan a déclaré ceci : « Je suis un militant important du Pdci. Je suis un proche du président Bédié. La preuve c’est qu’il m’a nommé délégué département du Pdci à Fresco. M. Zégbé est de mauvaise foi. J’ai payé son argent. Je lui ai remis les 300.000Fcfa. Je n’ai rien gâté dans la maison avant de partir. C’est une vieille histoire. Vous ne devez pas mettre à nu nos problèmes. Vous n’êtes pas un journal bleu pour divulguer ce genre d’informations.»      

Ouattara Moussa



Le fac-similé de la grosse qui condamne M. N’Guessan a payé les arriérés de loyers. 


Vol à main armée à la Riviera-Bonoumin Un commerçant dépouillé par un militaire

Vol à main armée à la Riviera-Bonoumin

Un commerçant dépouillé par un militaire

Le sergent Dembélé   Foundéré s’est détourné de sa mission essentielle. Celle d’assurer la défense des frontières du pays et de veiller à la sécurisation  des personnes et des biens. En effet, ce soldat s’est mis du côté des méchants. Armé d’un pistolet automatique, il a arraché le véhicule de marque Peugeot 406 immatriculé 5263FZ01 de couleur verte appartenant à Windsouri S., un richissime homme d’affaires.  Le hold-up se déroule  dans la nuit du 8 avril dernier, vers 21 heures. Après l’avoir bastonné et torturé dans le sous-sol de la résidence de Marcel Gossio (ex-directeur général du port autonome d’Abidjan) à la Riviera-Bonoumin (Cocody), il a dépouillé l’infortuné de la somme de 300.000Fcfa. Cette nuit-là, Windsouri S. ne se doutait de rien, lorsqu’il a accepté une invitation  du sous-officier, placé sous les ordres du commandant Traoré alias Tracteur, dans un restaurant à la Riviera 2. Il faut préciser que le fantassin est une relation de la victime. Ils se sont connus après le déclenchement de la crise armée du 19 septembre 2002. Interrogé le 5 janvier, le sieur Windsouri nous a confié qu’il a déposé une plainte, pour les faits de vol à main armée, coups et blessures volontaires et destruction de biens d’autrui, au tribunal militaire d’Abidjan, sous le numéro 530/2013 du 27 septembre 2013. Le procureur militaire a ouverte le 13 novembre une enquête. Nous avons reçu copie de la réquisition. Dans le cadre de cette procédure judiciaire, un message radio dont nous avons aussi reçu copie sous le numéro 30.142/2R du 13/05/2013 a été lancé à toutes les unités de gendarmerie et de police. Le message est ainsi libellé : « Rechercher activement le véhicule de marque Peugeot de couleur verte, immatriculé 5263FZ01 appartenant à Monsieur Windsouri Seydou commerçant à Adjamé. Dit véhicule arraché avec tous documents à son propriétaire par le nommé Dembélé Foundéré de nationalité ivoirienne. Susceptible de se trouver à Bouaké quartier Ahougnansou terminus goudron camp commando. Signalement : taille 1,70 mètres environ-tient noir-corpulence forte. Cas découverte, immobiliser véhicule, appréhender conducteur, le garder à vue et aviser brigade d’Adjamé en se référant au procès-verbal no 773 du 13-05-2013 et au présent message.» Notre interlocuteur explique les circonstances de son agression.

Le film du braquage

Selon lui, de retour d’un voyage au Burkina Faso, Dembélé Foundéré s’est rendu à son domicile, au Plateau-Dokui, le 8 avril dernier, vers 21 heures. « Il m'a dit de l'accompagner à la Riviera 2 (Cocody) pour aller manger dans un restaurant. Nous nous sommes rendus au lieu indiqué à bord de ma voiture. Nous avons mangé. Sur le chemin du retour, Dembélé m'a demandé de le laisser prendre le volant du véhicule. Je n'ai pas trouvé d'inconvénient à cela. On a pris la direction de la Riviera 3», raconte-t-il. Contre toute attente, rapporte le plaignant, le soldat a immobilisé le véhicule devant le domicile de Marcel Gossio, encore occupé par des éléments des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (Frci) à la Riviera-Bonoumin. « Il m'a dit de descendre. Je lui ai répondu que j'étais fatigué. Je lui ai dit d'aller à son rendez-vous et que j'allais l'attendre à l'intérieur de la voiture. Il est rentré dans la résidence. Soudain, j'ai vu quatre personnes sortir de la cour. Elles étaient toutes armées de pistolets automatiques. Elles m'ont intimé l'ordre de descendre de la voiture. Je me suis exécuté. Ces quatre hommes m'ont arraché la clé de la voiture. A l'intérieur de la maison, Dembélé a fait appel à un certain Soro. Il lui a donné l'ordre de me conduire au sous-sol pour me tuer. Ils m'ont torturé», soutient-il, en insistant sur le fait que la justice doit jouer son rôle dans la mesure où son véhicule se trouve toujours dans les mains du soldat. Le dimanche 5 janvier, nous avons joint par téléphone le sergent Dembélé Foundéré qui se trouvait, a-t-il dit, en mission à Bouaké.  «Je ne reconnais pas les faits. Il m’a pris quatre millions Fcfa pour l’achat de bœufs au Burkina Faso. Il m’a remis sa voiture chez lui, à la maison, car il était incapable de me rembourser mon argent. J’ai un reliquat d’un million Fcfa avec lui. Tout ce qu’il dit est faux. Je ne me reproche rien. Je ne me cache pas ; si le procureur ou le juge a besoin de moi, je viendrai répondre. Je n’ai pas braqué sa voiture», s’est-il défendu.  

Ouattara Moussa






Le commissaire du gouvernement a ouvert une enquête 

mercredi 8 janvier 2014

Cocody / Rumeur de braquage d’une banque aux Vallons Ce qui s’est réellement passé

Cocody / Rumeur de braquage d’une banque aux Vallons

Ce qui s’est réellement passé

Les réseaux sociaux notamment "facebook" se sont affolés hier (lundi 6 janvier). Selon les bruits de couloir, l’agence de la Société ivoirienne de banque (Sib) au Deux-Plateau les Vallons (Cocody) aurait été braquée vers 15 heures. Le canular a fait le tour d’Abidjan. Nous nous sommes rendus sur le lieu aux Vallons. Sur place, le vigile en faction et son supérieur hiérarchie sont exprimés hors-micro pour des questions de procédure. Ils ont indiqué qu’il s’agissait d’une rumeur. « Ce n’est pas vrai. La banque n’a pas été braquée. C’est une rumeur. Les gens s’amusent à balancer des informations qui ne sont pas vérifiées», ont soutenu nos interlocuteurs. Nous n’avons pu rencontrer le chef d’agence car au moment de notre passage la banque était déjà fermée. Cependant, nous avons pu constater à travers la baie vitrée que les derniers clients se faisaient servir à la caisse. A l’extérieur, d’autres effectuaient des retraits bancaires au guichet automatique. La circulation était normale. D’après le superviseur de la société de gardiennage en charge de la sécurité de l’agence, une dame qui dit avoir été victime d’un hold-up aurait reconnu parmi les clients de la banque deux de ses agresseurs dont un gendarme. Sur le coup, la bonne dame crie "au voleur ! au voleur !". Elle demande de l’aide pour arrêter les deux individus. C’est la panique à l’intérieur de la banque. Certains clients sont tétanisés. D’autres cherchent à se mettre à l’abri. Pendant ce temps, le chef d’agence actionne le système de sécurité. Un équipage de la police criminelle et une patrouille d’éléments du Centre de coordination des décisions opérationnelles (Ccdo) se déportent immédiatement sur le théâtre. Mme Yao, commissaire de police du 12ème arrondissement et ses éléments sont aussi sur les dents. Mais très vite la rumeur se dégonfle  dans la mesure où après vérification les suspects, qui en réalité ne sont que des clients de la banque, sont remis en liberté.   

Ouattara Moussa











La rumeur de braquage de la banque a mis les forces de l’ordre sur les dents  

Yopougon / Scandale à Port-Bouët 2 Un responsable politique refuse de payer ses arriérés de loyers

Yopougon / Scandale à Port-Bouët 2

Un responsable politique refuse de payer ses arriérés de loyers

N’Guessan Koffi Jérôme traîne des casseroles. Le délégué départemental du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci) de  Fresco refuse de régler ses arriérés de loyers. Et ce, en dépit du jugement no 131 rendu le 19 févier 2013 par la 3ème chambre civile (no 3014/2012) du tribunal de première instance de Yopougon. Ce jour-là, le juge a déclaré Zébgé Benoît, propriétaire de la maison de quatre pièces (située à Port-Bouët 2, Yopougon, ndlr) que louait le responsable local du Pdci de Fresco, recevable en son action. Par conséquent, le tribunal a condamné M. N’Guessan à lui payer au titre des arriérés de loyers la somme de 300.000Fcfa. Le juge a aussi ordonné l’expulsion du locataire de ladite maison. Mais les choses ne tournent pas rond, selon M. Zégbé. D’après notre interlocuteur que nous avons rencontré le 4 janvier à Biétry (Marcory),  depuis février dernier Jérôme ne  lui versait plus le loyer fixé à 50.000Fcfa par mois. Il ajoute par ailleurs que le sieur N’Guessan aurait abusé de son titre au sein de l’ex-parti unique pour continuer d’occuper,  malgré l’ordre d’expulsion, la maison sans lui verser un centime. Le propriétaire de la maison estime le préjudice qu’il a subi à plus d’un million Fcfa car, a-t-il justifié, les honoraires de l’avocat et les travaux de rénovation de son bien immobilier (500.000Fcfa) sont à sa charge. «J'étais donc obligé de passer par un huissier. (…) Un homme politique comme lui ne peut laisser des arriérés de loyers pour partir. Tous les jours, je défilais chez lui. Il ne cessait d'égrener ses problèmes. J'ai pris un avocat pour porter l'affaire devant le tribunal de Yopougon. J'ai eu gain de cause. Au moment où nous étions en justice, il n'a reconnu que 300.000Fcfa de dette. La décision a été rendue cependant il a occupé durant des mois encore ma maison. Il me doit plus d'un million Fcfa puisqu'il est resté des mois durant dans la maison sans payer », a souligné M. Zégbé, comptable dans une société de la place. Avant d’indiquer ceci : «Aujourd'hui, il a quitté ma maison. (…) Il a les moyens toutefois il refuse de payer. Tout ce que je veux c'est qu'il me donne mon argent. Je ne veux pas lui faire de mal. Je veux tout simplement qu'il me rembourse mon argent. Il est parti de la maison mais il a tout gâté. La maison n'est pas habitée. Il me faut investir près de 500.000Fcfa comme frais de réparation avant de la remettre en location.» Face aux accusations, nous avons joint hier par téléphone le mis en cause. N’Guessan a déclaré ceci : « Je suis un militant important du Pdci. Je suis un proche du président Bédié. La preuve c’est qu’il m’a nommé délégué département du Pdci à Fresco. M. Zégbé est de mauvaise foi. J’ai payé son argent. Je lui ai remis les 300.000Fcfa. Je n’ai rien gâté dans la maison avant de partir. C’est une vieille histoire. Vous ne devez pas mettre à nu nos problèmes. Vous n’êtes pas un journal bleu pour divulguer ce genre d’informations.»      

Ouattara Moussa










Le fac-similé de la grosse qui condamne M. N’Guessan a payé les arriérés de loyers. 


mardi 7 janvier 2014

Entretien : A propos de la sécurité routière / Mme Koné Maférima, présidente de l’Ojiser:

Entretien :
A propos de la sécurité routière / Mme Koné Maférima, présidente de l’Ojiser:

«Nous avions eu peur…»


Dans cet entretien qu’elle nous a accordé, Mme Koné Maférima, présidente de l'Organisation des jeunes ivoiriens pour la sécurité routière (Ojiser) a expliqué les motivations de la campagne de sensibilisation baptisée "une semaine sans accidents" initiée du 24 décembre dernier au 1er janvier à travers le district d’Abidjan.


Pourquoi avez-vous organisez "une semaine sans accidents"?

Nous avons initié cette activité pour sensibiliser les populations. C'est un secret de polichinelle. En période des fêtes de fin d'année, nous avons remarqué qu'il y trop d'accidents de la circulation. Il n'est pas normal que, au moment où des familles sont en train de fêter, d'autres sont à l'hôpital au chevet des siens victimes d'un accident de la circulation. Certains sont malheureusement à la morgue car leurs proches ont perdu la vie. En collaboration avec la jeunesse du district d'Abidjan, nous avons initié cette semaine sans accidents dénommée "Sisa 2013". C'est la première édition mais ce n'est pas la dernière.

Qu'avez-vous  fait concrètement  durant cette semaine ?

Nous avons organisé des activités. Par exemple, dans la nuit du 24 au 25 décembre dernier, nos équipes se sont rendues dans les maquis, les restaurants pour sensibiliser les jeunes gens sur les dangers du téléphone au volant et de l'excès de vitesse. Le 25 décembre, nous étions à la gare routière d'Abobo. Là-bas, nous avons échangé avec les chauffeurs de "gbaka" (minicar de transport en commun, ndlr) et de "wôro-wôro" (taxi communal, ndlr) sur les dangers liés à l'alcool au volant, l’usage du téléphone au volant et surtout de l'excès de vitesse qui tue.

Comment votre message a été accueilli?

Il faut préciser que c’est un commando de mille volontaires qui sillonné le district d’Abidjan. Pour cette première édition, nous sommes satisfaits car le message est passé. Nos concitoyens ont accueilli à bras ouvert cette campagne de sensibilisation. Ils ont montré leur intérêt face aux conseils de prudence que nous leur avons prodigués. Il y a eu un engouement. Ce sont des conseils qu'ils ont déjà entendu mais il faut répéter le message de prudence et de vigilance sur nos routes. Nous avons insisté sur le respect strict du décret interdisant le téléphone au volant. Les gens étaient disposés à nous écouter. Cependant, nous avions eu peur pour la sensibilisation dans les maquis et les boîtes de nuit. Pour la simple raison que ceux qui fréquentent ces lieux sont réfractaires à ce genre de discours. Dans l'ensemble, tout c'est bien passé. Les jeunes nous ont écoutés. Ils ont promis qu'ils allaient suivre à la lettre les conseils prodigués.

Quel était le message que vous avez communiqué?

Nous avions dit aux jeunes gens qui venaient dans ces endroits (maquis et boites de nuit, ndlr) à bord d'un véhicule ou sur une moto de choisir parmi eux quelqu'un qui devait s'abstenir de boire afin de ramener sains et saufs à la maison. Ils nous ont écoutés. Ils ont mis en application nos conseils.

Cependant, on a déploré lors du réveillon de noël des accidents de la circulation dus à l'excès de vitesse ou à l'alcoolisme au volant.

C'est vrai. Cela n'a pas empêché les accidents de la circulation. Mais au regard des statistiques de l'Oser (office pour la sécurité routière, ndlr) de cette année (décembre 2013), l'année dernière à la même date on a eu 46 accidents de la circulation. Pour cette année 2013; on a eu 20 accidents. Ce n'est pas encore bon cependant cela nous encourage à redoubler d'effort. Ça veut dire que le message est passé. Nos messages relayés par la presse ont permis de réduit le nombre des accidents de la circulation lors de la période des fêtes de fin d'année. Nous allons continuer la sensibilisation. Il faut signaler le travail de la police. Elle s'est déployée sur le terrain pour assurer la sécurité routière. Tout le monde doit s'impliquer dans cette lutte contre les accidents. C'est un problème commun.

Est-ce qu'il ne faut pas passer à la coercition pour tous les réfractaires au respect du code de la route?

Bien sûr. Nous faisons des plaidoyers dans ce sens. Mais vous savez, nous ne sommes qu'une Ong (Organisation non-gouvernementale, ndlr). Ce sont les pouvoirs publics qui doivent prendre des sanctions à l'encontre de ceux qui ne respectent pas les lois en matière de sécurité routière. Nous n'avons pas la compétence pour prendre des décisions. Nous faisons des plaidoyers auprès des décideurs.

Réalisé par Ouattara Moussa






Mme Koné Maférima a annoncé le plan opérationnel de sa structure pour cette année.