jeudi 12 septembre 2013

accident de la circulation devant la caserne de gendarmerie d'Agban

Caserne de gendarmerie d’Agban

Un "gbaka" jette ses passagers dans un ravin : 15 blessés graves

Dibi Charlotte (18 ans), Diakité Haroun (31 ans) et 13 autres passagers (voir la liste complète des blessés) sont sortis de l’accident avec de graves blessures. La collision s’est déroulée, hier vers 7h, devant la caserne de gendarmerie d’Agban dans le sens Adjamé-Abobo. Il s’agit des cas de double fracture aux pieds ; à la jambe ; aux bras ; des traumatismes crâniens ; de grosses plaies au dos. L’indélicat chauffeur du véhicule de transport en commun appelé communément "gbaka" immatriculé 1794CN01 et son apprenti ont pris la fuite lassant derrière eux les pauvres clients. Ceux-ci ont reçu les premiers soins d’urgence grâce à la promptitude de Fofana Moussa et son équipe de secouristes de la Mission scientifique des droits de l’Homme et du travail (Msdht), département spécialisé dans le secourisme du Mouvement international de défense des droits universels de l’Homme et du travail (Midht). Sur le lieu de l’accident, l’équipage a fait les premiers pansements pour les uns ; la pose de gélo-plasma (solution contenue dans une poche)  pour freiner les hémorragies et stabiliser les autres malades. Les blessés ont, par la suite,  été évacués à bord de trois ambulances de la Msdht vers le Centre hospitaliers universitaire (Chu) de Cocody et à la clinique "Fraternité" d’Adjamé. Qu’est-ce qui a provoqué l’accident? Selon les témoignages, le conducteur du "gbaka" roulait à vive allure sans se soucier des interpellations des passagers qui lui demandait invariablement de réduire la vitesse. Le chauffeur a quitté le marché gouro d’Adjamé en direction d’Abobo en passant par l’échangeur du camp de gendarmerie d’Agban. «On ne sait pas ce qu’il avait. Il roulait à la vitesse grand v », a expliqué Coulibaly Abou aux secouristes lors de son évacuation. D’après lui, le chauffard a mal négocié la bretelle avant de renverser son véhicule dans le ravin.          

Ouattara Moussa








Lég : Les secouristes de la Msdht ont volé au secours des blessés
Liste des blessés
1.  Médè Angro Lah Jean (32 ans)
2.  Kouadio N’Goran (53 ans)
3.  Bamba Sali (46 ans)
4.  Bilé Solange (36 ans)
5.  Kouadio Blandine (26 ans)
6.  Bagou Ahou (34 ans)
7.   Ouattara Flani (42 ans)
8.   Achi Brigitte (32 ans)
9.   N’Daye Diane (40 ans)
10.           Angouan Amélan (37 ans)
11.           Kongo Hédjaboué (43 ans)
12.           Dibi Charlotte (18 ans)
13.           Diakité Haroun (31 ans)
14.           Coulibaly Abou (45 ans)
15.           Agoua Jean-Paul (53 ans)




mercredi 11 septembre 2013

Atteint aux mœurs/ Abobo-N'dotré: Un Dj donne du koutoukou à une gamine avant de la violer

Attentat à la pudeur à Abobo-N’Dotré 

Le Dj lui donne du "koutoukou" avant de la violer

Le tribunal des flagrants délits du Plateau a condamné, mercredi, Gohi-Bi Aholo à cinq ans de prison ferme pour viol. La peine est assortie d’une amende de 200.000Fcfa. A sa sortie du pénitencier de Yopougon, le Disc-jockey(Dj) doit remettre à sa victime la somme de 100.000Fcfa au titre de dommages et intérêts. Pour comprendre ce qui s’est passé, il faut remonter au samedi 24 août. Nous sommes à Abobo-N’Dotré. Il est 21 heures lorsque AK (17 ans) va rendre visite à sa camarade. Celle-ci habite non loin du carrefour « Diallo», à proximité de la pharmacie Safir. Chemin faisant, la jeune fille est interpellée par Gohi-Bi, Dj du maquis du coin. Il est en compagnie d’un ami, le nommé Edy Constant (en fuite, Ndlr). Les deux acolytes invitent AK à prendre un verre avec eux. La jeune fille accepte volontiers mais elle insiste pour que sa camarade vienne les rejoindre dans le cabaret. Mais cette dernière décline l’offre pour des raisons de santé. Qu’à cela ne tienne,  AK et ses deux nouveaux camarades se mettent à discuter tout en levant le coude. Et le ‘’koutoukou’’, une boisson alcoolisée artisanale,  coule à flot. Seule et à leur merci, le Dj et son complice mettent à exécution leur entreprise criminelle. Ils font boire une quantité importante de ‘’koutoukou’’ à la demoiselle. «Ils m’ont fait boire assez de ‘’koutoukou’’. J’étais saoule. Je suis tombée. Ils m’ont soulevée pour m’envoyer dans un coin du maquis. C’est là-bas qu’ils m’ont déshabillée et ils ont abusé de moi », affirme la victime à la barre du tribunal des flagrants délits d’Abidjan-Plateau. Selon elle, après son agression sexuelle, les deux individus l’ont abandonnée dans le maquis pour prendre la fuite. « C’est à mon réveil que j’ai retrouvé mon caleçon sous une chaise, derrière le comptoir. Je suis allée à la maison. J’ai expliqué ce qui s’est passé à ma mère. Je connais bien Gohi-Bi. C’est lui le gérant du maquis. Il était en compagnie de son ami. Mais je ne connais pas ce dernier. Ce sont les deux qui m’ont fait ça », accuse la jeune coiffeuse soutenue par sa mère, lors du procès.  Quant à l’accusé, il nie en bloc les faits. « Je ne suis ni de près ni de loin mêlé à cette affaire. Je l’ai laissée en compagnie de mon ami Edy. Je ne sais pas ce qui s’est passé après.  Moi, j’ai refusé de fuir parce que je ne me reproche rien », se défend-il. Les explications du prévenu ne convainquent pas le juge. Les résultats de l’examen médical indiquent que la gamine a été victime de violences sexuelles (le juge n’a pas dévoilé les conclusions du médecin, Ndlr). Aussi, un certificat médical a été joint au dossier. Tous ces éléments de preuves condamnent le prévenu.


Ouattara Moussa







dimanche 8 septembre 2013

Accident de la circulation en cascade/ Week-end sanglant à Abidjan

Week-end sanglant à Abidjan


Un vigile tué et le régisseur de la prison grièvement blessé



Le régisseur de la Maison d’arrêt et de correction de Bongouanou (Macb), ville située à 204 kilomètres d’Abidjan, a été victime d’un accident de la circulation. Au volant de son véhicule de marque Toyota immatriculé 4288EV01 de couleur verte, le capitaine Biabi a percuté le cargo de la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca). La roue avant du côté gauche du camion a été déboîtée. La collision s’est produite le 6 septembre, vers 22 heures, à environ cinq cents mètres du pénitencier de Yopougon, alors que "Air Maca" revenait du tribunal d’Abidjan-Plateau avec plus de soixante détenus. Le patron de la prison de Bongouanou a été grièvement blessé. Le pare-brise avant de son véhicule a été brisé par la violence de l’impact. Il a été évacué aux urgences du Centre hospitalier universitaire (Chu) de Yopougon par l’ambulance de la Maca. Quant à la soixantaine de prisonniers, ils  ont été sécurisés par les gardes pénitenciers et les gendarmes venus en renfort. Les bagnards ont été transférés dans un autre cargo avant d’être transportés dans l’enceinte de la prison. «On avait plus de soixante détenus à l'intérieur du camion. Nous avons été obligés d'aller rapidement chercher le deuxième véhicule à la prison. On a positionné le second cargo à l'arrière du mien pour transférer les prisonniers. Tous les détenus ont été acheminés à l'intérieur de la prison sous escorte des gardes pénitenciers. Il n'y a pas eu d'évasion. Les soixante détenus ont été tous convoyés à la prison », a assuré le conducteur de "Air Maca", le sergent-chef Konan que nous avons rencontré sur le lieu de l’accident. Selon lui, le régisseur de la prison civile de Bongouanou a tenté d’éviter un « wôro-wôro » en se rabattant sur le côté gauche de la chaussée. La manœuvre a échoué car il est entré sous le camion. « N’eût été ma vigilance, le cargo se renversait dans le ravin», a ajouté  le sous-officier qui transporte des prisonniers depuis plus d’une décennie. Cette collision a créé un embouteillage montre. Par conséquent, un équipage de la Mission scientifique des droits de l’Homme et du travail (Msdht), département spécialisé dans le secourisme du Mouvement international de défense des droits universels de l’Homme et du travail (Midht), présidé par Fofana Moussa, a volé au secours des policiers dans la régulation de la circulation. Le constat d’usage a été fait par des éléments du commissariat de police du 23ème arrondissement.

Evasion manquée de plus de 60 détenus

Autre lieu, même décor. Samedi, au carrefour Zimbawé(Port-Bouët), le sang a encore coulé. Koné Issouf a été tué sur le coup. Le vigile de la Chambre de commerce du Burkina Faso, basée à Vridi (Port-Bouët), a violement percuté, à bord de sa moto de marque Sanya, l’arrière du camion-remorque de couleur blanche immatriculé 7794FT01, à l’avant et 7791FT01, à l’arrière. Traoré Mohamed, le chauffeur du mastodonte a échappé au lynchage d’une foule en colère. Pour se mettre à l’abri, il s’est rendu immédiatement au commissariat de police du 5ème arrondissement. Alertés, les hommes de Fofana Moussa se sont déployés promptement sur le terrain avec une ambulance médicalisée. «Nous avons tenté de sauver la victime. Mais elle avait perdu assez de sang. Tous nos efforts pour la maintenir en vie ont été vains. Elle est décédée avant son transfèrement à l’hôpital général de Port-Bouët », a regretté M. Fofana. Une enquête a été ouverte au 5ème arrondissement pour déterminer les causes réelles de l’accident. 


Ouattara Moussa



                 Le corps sans vie du vigile. 


mardi 3 septembre 2013

Gendarmerie nationale/ Le garde du corps du ministre de l’Intégration tué

Gendarmerie nationale

Le garde du corps du ministre de l’Intégration tué



L’escadron de protection de hautes personnalités dirigé par le capitaine Attoungbré Atanase Adja est en deuil. Un de ses éléments a trouvé la mort lundi matin lors de la relève. Le mdl Ouattara Arthur, de la promotion 2006-2008, n’est plus. Lors de l’inspection de sa kalachnikov AK 47, le garde du corps du ministre de l’Intégration africaine, a fait une mauvaise manœuvre. Une balle qui était logée dans la chambre de tir est partie. Le gendarme est atteint mortel par la tête qui s’est fendue. Au grand dam de ses collègues qui ont assuré la sécurité d’Ali Coulibaly et de sa famille la veille. Comme d’habitude, les gendarmes font 24heures pour la protection de l’autorité. Ils sont scindés en deux groupes. Une équipe est chargée de surveiller son domicile et l’autre groupe constitue le cortège. Après 24 heures, ils sont remplacés par un nouveau groupe pour la relève. Selon les textes de la gendarmerie, quand vous faites la relève, les éléments chargés de remplacer l’autre groupe, vérifient si les armes sont en bon état avant de laisser partir l’équipe de la veille. C’est ce que le mdl Ouattara Arthur a tenté de faire le lundi matin à 7h30. Et il a trouvé la mort dans la cour du ministre Ali Coulibaly dans la commune de Cocody. Etendu de tout son long, ses frères d’armes ont tenté de voler à son secours. C’était trop tard. Le gendarme avait déjà rendu l’âme. Son corps a été conduit à la morgue de l’Hopital militaire d’Abidjan (Hma). La gendarmerie de Cocody a ouvert une enquête pour situer les responsabilités. Il faut préciser que l’arme du gendarme n’était pas régler en rafales. Elle était plutôt programmée en mode coup par coup. C’est-à dire qu’une seule balle était positionnée dans la chambre de tir. Il faut rappeler qu’il habitait à Yopougon Gesco et il vivait en concubinage.     

Meurtre à Issia / Un élève retrouvé mort dans la cour d’une église

Meurtre à Issia

Un élève retrouvé mort dans la cour d’une église

Elève en classe de terminale au collège Louis Pasteur d’Issia, Séhi Ange a retrouvé mort, vendredi, à la suite de sa disparition depuis dix jours, selon nos sources au commissariat de police. Le corps de l’écolier a été découvert en état de putréfaction dans l'enceinte de l’église, union des églises évangéliques services et œuvres de Côte d’Ivoire (Ueeso-CI) d’Issia. D’après nos sources, la découverte macabre a été faite par Séhi Bernard, le géniteur du jeune homme de 22 ans. Alors que celui-ci effectuait des travaux d'entretien de son habitation. La disparition d’Ange a été signalée dès que cela a été constatée. Des recherches infructueuses ont été entreprises simultanément par les parents de la victime et le commissaire de police d’Issa appuyés par ses hommes. Toujours selon nos sources, Séhi Bernard, père du défunt, dont l'habitation jouxte l’église, est happé par des odeurs cadavériques provenant de l’église, alors qu'il entreprenait des travaux d’entretien au niveau de son habitation. Voulant en savoir davantage sur l'origine de cette odeur insupportable, il  escalade la clôture et il découvre  dans des broussailles un corps en putréfaction avancée. Mais il appartient à identifier le corps comme étant celui de sa progéniture disparu il y a plus d’une semaine.  Alertée, la police s’est déployée sur le lieu. Elle a procédé au constat d’usage avant que les services des pompes funèbres n’enlèvent le corps. La police a ouvert une enquête aussitôt pour  déterminer les circonstances de ce meurtre et rattraper les éventuels auteurs du crime.

Ouattara Moussa (source Aip)






Accident de la circulation à Azaguié

La famille du maire de Bouna tuée

Mme Ouattara née Sidibé Aissata, épouse du maire de Bouna a été tuée, hier (lundi 2 août, ndlr), sur le coup. Sa petite-sœur, Sidibé Ramoutalye avec son bébé de 13 mois sont aussi morts. Ouattara Youssouf, 28 ans, qui était au volant du véhicule de type 4x4 immatriculé 205 FC01 transportant la famille du maire Ouattara Sankan, a également laissé la vie. L’autre conducteur du véhicule de transport en commun de marque Mercédes de type Massa immatriculé 6698FS01 n’est pas sorti vivant de la collision. Ouattara Siaka a été tué sur le coup. L’accident s’est déroulé vers 15 h sur la route d'Azaguié après le pont à péage. Fofana Moussa, président de la mission scientifique des droits de l’homme et du travail(Msdh) et son équipe qui ont apporté les premiers soins et évacués les malades au Centre hospitalier universitaire(Chu) de Yopougon, ont aussi déploré onze blessés graves. Il s’agit de Tahibatou Abdoul Fayidé; Dembélée Abdoul, 18 ans, Sangaré Badara Ali, 27 ans, Etien Hervé Romiac, 29 ans ; Ali Amidou ;  Hamad Amidou,(nigérien) 28 ans, Kouassi Adjé; 33 ans. A cette liste de bléssés, il faut ajouter les trois enfants du maire de Bouna à savoir Ouattara Mohamed; Ouattara Yaya; Ouattara Aziz.  Selon Fofana Moussa, le véhicule de type 4x4 roulait dans le sens Abengourou-Abidjan lorsqu’il est entré en collision avec l’autre véhicule de transport en commun. Ce dernier a quitté Abidjan pour la capitale de l’Indénié. «Nos médecins ont donné les premiers soins aux blessés. Il y a des cas de fractures, de traumatisme crâniens ; de déchirures. Nous avons procédé à l’évacuation vers les urgences du Chu de Yopougon. Sur place, les médecins du Chu ont pris en charge les malades pour leur donner les soins appropriés », nous-a-t-il confié, joint hier par téléphone. Une enquête a été ouverte par la brigade de gendarmerie d’Azaguié pour déterminer les causes de l’accident.


Ouattara Moussa


Les images du drame: 







dimanche 1 septembre 2013

Exploitants et chauffeurs divisés sur la hausse du prix du sable à Abidjan


Chantiers et promotions immobilières bloqués !


Les exploitants des carrières de sable et les chauffeurs de camion se livrent une guerre épique pour le contrôle du prix du chargement. Dans cette bataille, chantiers et promotions immobilières sont arrêtés faute de matériaux de construction.


Rien ne va dans le bâtiment. Les exploitants des carrières et les chauffeurs de camion sont divisés sur le prix du chargement de sable. Conséquence : les différents chantiers des particuliers et des promoteurs immobiliers sont bloqués. Ils sont en rupture de sable pour certains et en insuffisance de ce matériau essentiel dans la construction des logements, pour d’autres. «Nous avons passé une commande de quatre chargements de sable. Mais nous n’avons reçu que deux. On doit faire la dalle de l’immeuble, dimanche prochain (demain, ndlr). Nous sommes inquiets, car les deux chargements de sable livrés sont insuffisants pour faire le travail », nous explique Coulibaly Inza, rencontré hier sur son chantier, un immeuble R+3 (c’est-à-dire trois niveaux), à Cocody-Angré 7ème tranche. Selon lui, depuis plus d’une semaine, les travaux sont ralentis et le personnel a été réduit au strict minimum. «Le travail n’évolue pas. On est obligé de mettre au chômage technique une partie du personnel », annonce-t-il, avec un pincement au cœur. «Les chauffeurs de camions nous ont dit que les exploitants des carrières ont majoré de 5.000Fcfa, voire 10.000Fcfa, le prix du chargement qui varierait entre 35.000F et 45.000F. Nous sommes bloqués. On ne sait pas qui dit vrai. Mais avant cette situation, le chargement de douze mètres cubes était livré à 80.000F. Il est évident qu’avec la nouvelle augmentation, le prix connaitra une hausse à la livraison», nous confie-t-il. C’est la même situation sur le chantier de Gohi-Bi Tidou. Trois manœuvres ramassent des gravats. Et plus rien. « Comme vous le voyez, tout est arrêté depuis quelques semaines. Le crépissage devait commencer, mais nous n’avons pas de sable. Alors, on a libéré les maçons, car les chauffeurs de camion ont annoncé que le prix du chargement a grimpé. Donc, ils ne peuvent plus nous livrer les douze  mètres cubes à 70.000F. C’est une situation qui nous pénalise puisque nous devions livrer le chantier en décembre prochain», regrette notre interlocuteur qui a débuté en mars, les travaux de construction d’un duplex. A en croire M. Gohi-Bi, le manque à gagner est énorme, surtout pour les maçons et manœuvres. «Les maçons, révèle-t-il, sont payés à 30.000F par semaine, soit 5000F/jour. Les aides-maçons reçoivent 3000F/jour et les manœuvres 2500F/jour. Nous sommes donc confrontés à un véritable problème auquel il faut trouver une solution rapide ». Kouamé Landry, propriétaire d’un chantier à Saint-Viateur de la Riviéra-Palmeraie, reste amer. « On a des problèmes de fourniture en sable depuis plus de deux semaines. Une augmentation du prix du chargement est à la base de cette situation. Ce qui nous oblige à fermer le chantier. Nous prenons le chargement à 75.000F, mais les chauffeurs veulent nous le livrer à 100.000F sous prétexte que les exploitants ont augmenté leur prix de vente. Nous avons un effectif de 45 maçons repartis en trois équipes de 15. Toutes ces personnes sont en chômage technique à cause de cette mesure », s’insurge-t-il contre cette situation, en précisant que les employés reçoivent entre 30.000F et 36.000F par semaine comme paie.

Origine de la crise…

Au terme d’une conférence de presse conjointe qu’il a animée le 26 août dernier à Yopougon avec le président de l’Association pour la protection des consommateurs actifs de Côte d’Ivoire (Aproca-CI), Marra Sékou, président du Syndicat des chauffeurs de bennes de Côte d’Ivoire (Synab-CI), a soutenu que l’augmentation du prix du chargement de sable a été décidée de façon unilatérale par les exploitants. « Nous achetons le sable et le gravier avec les exploitants des carrières. Nous revendons ce sable-là aux clients (particuliers et entreprises immobilières). Nous livrons le chargement de sable à 80.000F à condition que les exploitants nous vendent à 30.000F les chargements. Mais aujourd'hui, ce n'est pas le cas car ils ont augmenté le prix. Il est fixé à 45.000F. Dans ces conditions, nous sommes obligés de répercuter cette augmentation sur le consommateur. Donc, on vend le chargement de sable et de gravier concassé entre 110.000 F et 120.000F. Cela nous pose des problèmes sur le terrain parce que les clients se plaignent de cette hausse. Certains nous accusent d'être des voleurs. Et pourtant, cette situation ne dépend pas de des revendeurs. Ce sont les exploitants des carrières qui ont fixé le prix de façon unilatérale », accuse-t-il en indiquant qu’en guise de protestation, ses camarades et lui ont entamé une grève illimitée pour revendiquer le maintien du prix initial. Et ce, depuis deux semaines. Ils exigent que le prix du sable soit fixé à 30.000F. « Pour maintenir leur prix, ils ont décidé d'appliquer la loi de la rotation. Il y a à Abidjan 24 carrières. Ils ont décidé que deux carrières ouvrent par jour, pour servir plus de cinq cents camions. Imaginez l'embouteillage dans les carrières et le manque à gagner », s’inquiète-t-il. « Il y a 24 carrières de sable et de gravier à Abidjan. Depuis le 25 mai 2010, certains exploitants ont augmenté leur tarif. Il est passé de 15.000F à 30.000F et de 25.000F à 45.000F. Les autres appliquent l'ancien prix. Ils ne l'ont pas augmenté. Le coût de la livraison du sable et du gravier tourne autour de 60 à 70.000F. C'est une augmentation qui n'est pas justifiée », refuse le président de l’Aprocaci, Soumahoro Ben N’Faly.




Ouattara Moussa





Une vue d’un bâtiment dont les travaux ont été arrêtés, à Cocody-Angré 7ème tranche.

Photos: Ouattara Moussa



Encadré :

Les exploitants amers

Les exploitants n’entendent pas les choses de cette oreille. « Je suis un peu surpris quand vous parlez d'augmentation. Nous, exploitants de sable de Côte d'Ivoire, n’avons pas augmenté le prix du sable. Il n'y a pas de nouveaux prix. Ce sont 45.000F et 30.000F en raison de 3.750F, le mètre cube, qui varie selon le véhicule de transport, depuis le 5 mai 2010. Rien n'a changé. Ce qui a peut-être changé et que nous ne maîtrisons pas, c’est le circuit emprunté par le sable depuis nos carrières jusqu'au consommateur final. Je ne sais pour quelle raison le sable arrive chez le client à 90.000F. En 2010, c'est de commun accord que nous avons pratiqué ce coût, 45.000F. Ils ont travaillé avec ce tarif de 2010 jusqu'au 12 juillet 2013 et ont fait véhiculer une rumeur pour nous obliger à accepter leurs caprices », se défend Diarrassouba Lamine. Pour le secrétaire général adjoint du Syndicat national des exploitants des carrières de sable et gravier roulé de Côte d'Ivoire (Synecaci), des mesures seront annoncées pour éviter de subir "les humeurs des chauffeurs". « Nous sommes en train de prendre des dispositions. Ce sont, entre autres, la constitution d'un parc automobile pour être indépendants de ces chauffeurs capricieux. Cela nous permettra de livrer, nous-mêmes, le sable et de réduire davantage son coût. Il existe 25 carrières à Abidjan et sa banlieue », précise-t-il, avant d’indiquer ceci : « les chauffeurs font courir une rumeur. Alors que nous accompagnons l'Etat de Côte d'Ivoire, ils s'y opposent. Leurs revendications ont d'autres motivations. Nous n’avons rien imposé de nouveau. Ce n'est pas une rotation. Quand on vous dit que si le sable mouillé sort de votre carrière, vous risquez d'avoir un problème au même titre que celui qui le transporte. Ils racontent des histoires. A Yopougon, il y a au moins cinq carrières qui fonctionnent par jour. C'est pareil à Koumassi, à Bingerville... Il n'y a pas de problème de rotation. Ils ont induit des gens qui les ont suivis en erreur; ces personnes découvriront la vérité.»


OM